Samedi 10 octobre 2009
Ce matin, on attend impatiemment le passage des manades et
des toros qui arrivent de la manade le long du canal. Ils arrivent
enfin dans un tourbillon de poussière et de farine mouillée, car
ici, ils se battent à coup de farine et se mouillent
ensuite.
D'abord, arrivent des motos, des quads, des vélos, quelques
chevaux, tout ça dans un boucan formidable, de la poussière
et de la boue. Ils sont dans un état lamentable, mais ils ont l'air
heureux. La police municipale les accompagnent. Bien sûr, ils n'ont
pas de casques et sont à plusieurs sur les quads ou les motos.
Surtout des jeunes: ils s'éclatent, c'est la fête.
Enfin, un bruit de galopade, mais ça va tellement vite qu'on n'a
pas le temps de voir les taureaux au milieu des chevaux. Ils sont
déjà sur le pont... Bon on ira les voir tout à l'heure.
A midi: on mange la gardiane que je
fais mijoter depuis hier avec des carottes. J'espère qu'elle sera
bonne. J'invite Bernard et Paula pour me dire ce qu'ils en pensent.
Tout le monde me félicite. Je vais en congeler et j'en referai:
avec du riz camartgiaus noir, c'est délicieux et au moins ça a le
mérite d'être couleur locale. Il faut prévoir.
15h30: On part pour les arènes/ Je trouve un peu cher les 8
€ qu'on nous demande à l'entrée. D'abord il y a peu de monde
mais ça se remplit. Les musiciens (los bandidos) nous font
patienter au son de marches espagnoles. Enfin, c'est la
présentation des 9 raseteurs et la fête commence avec le 1er toro:
impressionant avec ses cornes acérées. Il n'a pas l'air commode. Et
le ballet commence, ils se croisent et essaient d'attraper la
cocarde entre les 2 oreilles et les cordes entortillées autour des
cornes. Il faut tout détortiller: on dit désenmailler. Ceux qui
sont en rouge placent le toro et les autres attrapent la cocarde.
Tout ça, une gentille dame à côté de nous nous l'explique et nous
raconte. On comprend mieux. C'est fou ce que les gens sont
passionnés, aiment les toros et aiment partager et sont
diserts.
Cela fait du bien, contrairement aux Bressans qui sont si
introvertis.
Il y a 7 toros, ils ne se comportent pas de la même façon, ils
ont chacun leur personnalité, et certains veulent rentrer au toril
illico, presto, c'est la grosse rigolade quand il y en a un qui
passe derrière la barrière...
Enfin, on passe un bon moment et ensortant, j'ai droit à mes
churros préférés. Ensuite il faut attendre le "bandido" = passage
des manadiers avec un toro. Et là aussi un monsieur nous explique
tout et il parle, et il parle, c'est un bonheur de l'écouter et de
lui poser des questions. Tout les hommes ont la chemise camarguaise
avec un jeans. Je vais en acheter une à l'homme, comme ça il ne
détonnera pas.
On est fatigués en rentrant et notre pauvre Alf, qu'on a laissé
dans le bateau, nous fait la fête ...
Commentaires